La bête « bossant » la nuit, et fuyant donc la lumière, il a fallu « composer », d’où une piètre qualité … n’enlevant rien à l’intérêt !
Ces mini-entonnoirs qui çà et là ponctuent les zones sablonneuses ( voire poussiéreuses ! ) ont peut-être suscité votre curiosité, mais qui en connaît l’origine et le rôle … pas grand monde assurément ! Quant-aux modalités de leur creusement, le cercle des initiés se restreint encore plus, y compris au sein même des entomologistes.
En mode diurne, suite à un comblement accidentel (intempéries, passage d’animaux ou de bipèdes) les bestioles se contentent de « pelleter ». Fluidité du substrat et gravitation aidant il s’ensuit des entonnoirs « de secours », dont la taille et les performances sont logiquement limitées.
Comme le montre cette vidéo les vrais entonnoirs sont toujours élaborés de nuit, et la très géométrique spirale n’a plus de secret pour la larve du fourmilion. La progression s’y fait à reculons, et presque toujours dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Le « chantier » dure une petite heure, rythmée par d’innombrables « pelletées » de déblais rejetées d’un très sec « coup de tête ». Sachant que l’entonnoir fait 6 cm de diamètre, pour 3 cm de profondeur, je vous laisse imaginer le volume et le poids du sable évacué … en regard des 0,2 gr de la bestiole !
Pour en savoir plus sur le fourmilion, et sur de nombreux autres insectes, voyez mes « Pages entomo » sur https://www.insectes-net.fr/

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