Je tiens tout d’abord à remercier le jeune Noé, passionné de bestioles, et son papa, car sans eux pas de méloés … et bien sûr pas de vidéo !
Est-il besoin de le préciser, le très particulier cycle larvaire des méloés se déroule aux dépens des nids d’abeilles solitaires dont les œufs et provisions sont dévorés par le parasite.
Cette vidéo, assez exceptionnelle, se limite censément à l’essentiel, et pour cause. Débuté en soirée le creusement du trou de ponte s’est en effet achevé le lendemain à 13 h. Lui succédant dans la foulée, et hors de vue, la ponte proprement dite s’est poursuivie jusqu’au matin suivant, avec constat de la remontée en surface et du rebouchage du trou au lever du jour (6 h30). Il a donc fallu une journée et 2 nuits de labeur pour perpétuer l’espèce. Vous noterez que cet insecte n’est pas conformé pour un tel travail de fouissement, son volumineux et pesant abdomen, bourré d’œufs, ajoutant à la difficulté. Il s’ensuit une véritable performance ( fut-elle instinctive ! ), d’autant que mon terrain n’est pas un cadeau, et que la bestiole est astreinte à d’innombrables va-et-vient, le creusement impliquant la remontée des déblais en surface, et de plus à reculons.

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