Comme cette vidéo le montre, la tarière du Sirex ( qui atteint 30 mm ! ) œuvre telle une perceuse, et la vitesse est manifestement privilégiée, en dépit de l’incontournable alternance du sens de rotation. Même en usant du ralenti, poussé à 1 image / seconde, il est impossible de valablement situer lesdites inversions, et partant de déterminer l’ampleur angulaire des rotations. Vous noterez qu’en présence d’un très inhabituel « point dur » ( et même extra dur ! ) l’entêtement de la bestiole a permis la réalisation d’une séquence de forage pouvant se qualifier d’exceptionnelle.

A contrario la tarière de la Rhysse fonctionne tel un engin à percussions, en jouant cette fois sur la pression. Il s’ensuit de très visibles mouvements de va et vient induits par 2 éléments perforateurs fonctionnant à tour de rôle selon une cadence fort réduite en regard de la « perceuse » du Sirex. Aussi incroyable que cela paraisse, la tarière (45 mm chez les grands spécimens) est dotée d’un stylet (la partie active) … de 2/10 de mm !

Est-il besoin de le préciser, les tarières sont des organes de ponte, mais si les larves de sirex sont classiquement xylophages, celles de la Rhysse sont par contre parasites et se développent précisément aux dépens des larves d’insectes xylophages … et notamment de celles de Sirex ! Pour en savoir plus sur ces 2 insectes, voyez mes « pages entomo » sur http://www.insectes-net.fr/

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